Il est des jours qu’on redoute et
qui pourtant arrivent
Ce jour là le 22 avril 1938 sur
Lille il neigeait, il faisait très froid
et il y en avait un qui bien au
chaud ne voulait absolument pas « sortir »
et le temps a passé, les été, les
hivers les intersaisons ont défilé
Et le cheminement de l’âge si simple, si sur, si facile
Je ne m’en suis pas aperçu
En quel miroir se sont perdus les
traits de mon pauvre visage
Que les ans ont marqués
Les heures et les jours se
suivent se dépouillant t de ce que nous
ne sommes pas
De ce que nous n’avons pas été et
de ce que nous ne seront jamais
Car le temps nous est maintenant compté
Les paroles que voici valent ce
que j’ai valu